EGLISE CHRETIENNE DU CHABLAIS      -     theos - logos  

PERIODE DE LA PASSION DU CHRIST

par le Rév. Joseph KABONGO

L'analyse du récit de la passion montre qu'il forme un tout qui ne suffit à lui-même et qui est simplement juxtaposé mais non organiquement relié au recit du ministère jérusalémite de Jésus qui le précède.

Sur la chronologie de la passion, les témoignages paraissent divergents. D'après les synoptiques, Jésus serait mort le 15 Nisan, dans la journée qui suivait la célébration du repas pascal et ce jour aurait été un vendredi.

D'après le Quatrième Evangile, il serait mort un jour plus tôt, le 14 Nisan, un vendredi également qui se serait trouvé avoir été en même temps préparation du sabbat et préparation du premier jour Azymes.

L'examen du récit synoptique montre que la tradition la plus ancienne ne faisait pas mourir Jésus le 15 Nisan mais le 14 Nisan ou, peut-être même, à une date indéterminée proche de la Pâque mais, en tout cas, antérieure au 15 Nisan. On peut fixer l'année à l'an 28.

Au moment où le récit s'ouvre, Jésus se rend compte du sort qui l'attend, il sait qu'il ne peut pas s'échapper à ses ennemis; il ne semble pas,du reste, qu'il ait cherché à se dérober par la fuite.

L'épisode de Gethsémané auquel on ne peut attribuer qu'une valeur symbolique puisqu'il n'a eu pour témoins que des disciples placés à distance et endormis, montre Jésus résolu à se soumettre à ce qui lui apparait comme la volonté de Dieu, mais devant lutter contre lui-même pour l'accepter.

La Mort de Jésus prend ainsi le caractère d'un acte d'obéissance, d'un sacrifice volontaire et cela explique le sens et la valeur que la tradition chrétienne lui a attribués.

La même chose ressort du récit du dernier repas. Tel qu'il se présente, c'est une explication et une justification du rite eucharistique de l'Eglise primitive. Il est cependant possible de dégager de ce récit étiologique la physionomie du dernier repas et de reconnaître le sens des gestes et des paroles de Jésus.

D'abord, après avoir dit à ses disciples qu'il aurait désiré célébrer avec eux la Pâque imminente, il leur déclare qu'il n'en célébrera plus avant qu'elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu et il leur distribue une coupe qu'il boit avec eux en expliquant que la prochaine fois qu'il boira du vin ce sera dans le Royaume de Dieu.

Cest un rendez-vous dans Royaume qu'il leur donne.

Par la distribution de la coupe, il marque ainsi que sa mort est imminente et, en même temps, qu'elle ne sera pas une défaite, que ce qu'il a annoncé se réalisera, que le Royaume de Dieu viendra et que les disciples qui vont être séparés de lui l'y retrouveront.

Après avoir distribuer la coupe, Jésus prend du pain qu'il rompt et donne à ses disciples en le leur présentant comme son corps. Ce n'est plus maintenant un avenir lointain que Jésus vise, c'est le moment présent, avec ce qui l'a précédé et ce qui va immédiatement le suivre.

Par son geste , Jésus signifie qu'il se donne pour ses disciples, c'est à dire que c'est pour eux qu'il a accepté de souffrir et d'être rejeté et que maintenant il accepte de mourir afin que le Royaume de Dieu vienne et qu'ils puissent y entrer.

C'est l'idée du Royaume considéré d'abord comme la fin, envisagé ensuite dans les moyens de sa réalisation, qui rattache l'un à l'autre les deux éléments de la cène et établit entre eux une relation organique.

 

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Savez-vous que :

Pâque c'est la fête en mémoire de la sortie du peuple d'Israël d'Egypte

et   Pâques est pour les chrétiens, la fête de la mémoire de résurrection du Christ